Typologie et outils de la mise en récit

La mise en récit est partout : collectivités, associations, entreprises s’en emparent pour accompagner les transitions écologiques et sociales. Pourtant, derrière ce terme se cachent des pratiques très différentes – récit de territoire, fiction prospective, témoignage citoyen, orchestration de l’action collective… Comment s’y retrouver ? Comment choisir l’approche la plus adaptée à ses objectifs ?

Typologie et outils de la mise en récit est une recherche participative qui vise à faire de la mise en récit un instrument concret de politiques publiques pour piloter les transitions.

Elle part d’un constat simple : le flou autour des usages du récit limite son efficacité. Menée par le Laboratoire des déviations et U+, en compagnonnage avec La Fabrique des transitions, le CERDD et Université de la pluralité, cette recherche vise à :

  • Clarifier les 5 grands usages de la notion de récit, par les collectivités, pour les transitions ;
  • Analyser des cas concrets afin d’identifier les bonnes pratiques et les écueils récurrents ;
  • Outiller les acteurs avec des arguments pour convaincre de développer ces approches, des méthodes concrètes et des repères pour leur évaluation.

Cette recherche de 12 mois permet d’étudier des projets variés, croise les savoirs théoriques et empiriques, et co-construit dans un format participatif de “Communauté de recherche” des repères pour mieux mobiliser les récits. L’enjeu ? Passer d’une logique de “faire un récit parce qu’il en faut un” à une approche stratégique : quel type de mise en récit, pour quel effet, avec qui et comment ?

Cette recherche s’adresse aux collectivités, consultants, chercheurs et organisations qui ont déjà expérimenté, sont en train de tester, ou souhaitent se lancer dans la mise en récit. Ceci n’est pas un accompagnement individualisé, mais une aventure collective qui fournit l’opportunité d’acquérir des compétences, voire d’évaluer et valoriser leurs projets – le cas échéant.

Intéressé ? Rejoignez-nous pour faire des récits de véritables instruments du changement !

En savoir plus : labodesdeviations.org

Typologie des usages du terme récit pour les transitions, Laboratoire des déviations (2024). À consulter en dernière page de la publication Les 5 dimensions de la mise en récit, par La Fabrique des transitions (2025)

Pour en savoir plus

En dialogue avec les démarches existante, cette recherche est pilotée par le Laboratoire des déviations écologiques et le Réseau Université de la pluralité. La Fabrique des transitions, le CERDD et l’ADEME participent au comité d’orientation stratégique et soutiennent la démarche, sans en assurer le pilotage.

Ce projet s’appuie sur une typologie des usages du récit dans l’action publique — les récits de société (imaginaires), les récits de territoire (narration), les nouveaux récits (la fiction), les récits d’expérience (les témoignages), et les récits d’action publique (l’orchestration des acteurs) — afin de clarifier ce que recouvrent les pratiques narratives dans les transitions.

Cette recherche prolonge des travaux existants :

  • La Fabrique des transitions propose une ingénierie de conduite du changement territorial, pour le pilotage concret des transitions, à travers les 5 dimensions de la Mise en récits : mettre en trajectoire, communiquer sincèrement, faire émerger les récits alternatifs, raconter la coopération et évaluer la valeur créée.
  • Albin Wagener propose des ingrédients clés pour construire un récit mobilisateurs : valoriser le lien social, l’ancrage territorial et les alternatives concrètes. Pour ce faire, l’étude identifie trois dimensions principales : stimulation culturelle, transformation des modes de vie, et implication citoyenne – et elle pointe que l’environnement seul n’est pas un récit porteur, il fonctionne mieux associé à d’autres thématiques (alimentation, économie locale, solidarité).
  • L’ADEME éclaire les moyens de mobilisation de la société à travers le prisme de l'imaginaire ; l’usage de la culture populaire comme levier de transition et celui des récits de solution pour éviter ceux de culpabilisation ; une communication responsable reposant sur quatre piliers – messages responsables, éco-socio-conception, dialogue avec parties prenantes, efficacité éthique – pour devenir un vecteur stratégique de transformation sociétale vers la sobriété et la résilience.

Cette recherche se distingue des approches existantes, car elle puise dans les savoirs scientifiques pour clarifier les conditions propices à l’usage des récits et s’appuie sur la typologie du laboratoire des déviations pour distinguer les différentes fonctions du récits – leurs outils, leurs effets – souvent emmêlées dans les pratiques existantes.. Elle pourra donc être amenée à augmenter les conclusions des travaux existants d’un propos complémentaire. Le projet livre des arguments, méthodes et repères d’évaluation pour ces pratiques, accompagnés d’un corpus de projets inspirants et d’une analyse de cas d’études.